Dragon
Ball est tout d'abord un manga de 42 tomes de M. Akira Toriyama.
Suite au succès que remporta ses planches, son histoire
fut adapté en anime (comme c'est le cas pour une grande
partie des mangas au japon, après succès)! Il
est existe comme dans la plupart des cas des différences
notables entre le manga et l'anime, et c'est ce dont nous allons
vous parler ici.
Tout d'abord, il y a forcement la différence de dessin, puisque le manga est dessiné par Toriyama-sama lors que l'anime est lui dessiné (sur cellulos) par plusieurs dessinateurs différents. Les Characters Designer principaux sur Dragon Ball/Z/GT ont étés Maeda Minoru et Nakatsuru Katsuyoshi. Il est bien entendu évident que l'anime ne peut pas être fidèle au manga traits pour traits à ce niveau. D'autant plus que le travail sur un épisode doit être fait sur une courte période, ce qui nécéssite de faire tourner un bon nombre de personnes, dont des assistants, parfois moins expérimentés ou ayant des traits moins proches de ceux du maître. Pour chaques personnages, lieux ...important, TORIYAMA fournis lui-même des croquis à l'équipe qui travail sur l'anime afin qu'elle les prenne pour modèle. Après cela, plusieurs ébauches sont réalisés par le Character Designer principal de l'anime afin de servir de modèle à tout les assistants. Ici, Bojack dessiné par Toriyama (à droite), et Bojack version Anime comme il est dans le 9ème Film Dragon Ball Z (à gauche).
Ici trois modèles de base pour dessiner Son Gokû, Son Gohan et Piccolo (ce sont bien sûr ceux du Character Designer de l'anime).
Toriyama-sensei n'a donc pas participé directement à la création de l'anime. Il a revanche dessiné les croquis des personnages principaux des films, de certains épisodes inédits et de Dragon Ball GT comme on peut le voir ci-dessous (images tirées du DBGT Perfect File 1) :
Pour le lancement de Dragon Ball GT il a vieillit ses personnages de 5 ans. Seuls les ébauches des personnages que vous pouvez voir ci-dessus et ci-dessous ont étées publiées. Son Gohan, Videl, Son Goten, Chichi, Uub, Satan, Kuririn, Bulma, Bra, Bejîta, Pan, Son Gokû et Trunks sont donc les personnages d'origine dessinés par le maître. A noter que Bejîta a 57 ans dans cette suite. Il lui avait donc dessiné un tout nouveau look. Mais ça n'a pas plus à tout le monde et la légende veut que si Bejîta finit par se raser la moustache dans l'anime c'est grâce aux lettres de fans envoyées en nombre à la Toei Animation pour protester contre ce look très spécial.
Vous remarquerez sur les screens qui suivent (tirées de l'épisode 64 de Dragon Ball GT) et sur les packaging des Dragon Box Japonaises notemment, le trait du Character designer vétérant Nakatsuru Katsuyoshi (中鶴勝祥), qui est incroyablement proche de celui de Toriyama-sensei!! Il est courant de les confondre par ailleurs. Le maître lui-même l'avoue dans l'édito de la Dragon Ball GT Box.
Malheureusement, malgré son rang de "Chara Designer" officiel de Dragon Ball Z (à partir de la période Majin Buu) et Dragon Ball GT, Nakatsuru Katsuyoshi n'a pas souvent été chef animateur sur les séries Dragon Ball. Il n'a d'ailleurs animé que la scène finale de Dragon Ball GT, série dont il est pourtant le Character Designer attitré. Les traits et animateurs les plus mémorables de Dragon Ball/Z/GT sont ceux qui suivent. Tout d'abord Nakatsuru Katsuyoshi (中鶴勝祥), sûrement le plus beau trait et le plus fidèle à celui de l'auteur, Toriyama Akira. Il n'a dirigé l'animation que sur deux épisodes en tout: Les épisodes 44 et 120 de Dragon Ball Z. Graphiquement, on est proche de la perfection. Il a aussi travaillé sur le premier TV Special Dragon Ball Z.
Vient ensuite le premier Character Designer de la série; Maeda Minoru (前田実). Il est surtout chef animateur sur les séries Dragon Ball et Dragon Ball Z (jusqu'à l'épisode 199). C'est à lui qu'on doit le chara design de l'anime dans sa grande majorité.
On lui doit la plupart des épisodes les mieux réalisés des séries Dragon Ball et Dragon Ball Z incontestablement. Ainsi que la plupart des films DB/Z. Maeda Minoru n'a pas participé à la série Dragon Ball GT. Il fut chef animateur sur les épisodes :
Le troisième nom à citer quand on parle de l'Anime Dragon Ball Z/GT c'est évidemment Yamamuro Naoyoshi (山室直儀). En tant qu'animateur et dessinateur c'est de loin l'un des tout meilleurs de la série.
Il fut chef animateur sur les épisodes suivants (Il n'a pas participé à la série Dragon Ball) :
Yamamuro était également aux directives sur le film anniversaire Dragon Ball, Saikyô he no Michi. Il a aussi participé à la majorité des films Dragon Ball Z.
Quand on parle du meilleur, on doit obligatoirement le confronter au pire, de sorte à avoir une vision globale. Le pire c'est donc Uchiyama Masayuki (内山正幸). Que j'ai un jour renommé "pointu-man". Oui, "l'homme pointu", car il a le trait très droit et dessine apparement avec un double décimètre. Ses nez, épaules, mèches de cheveux... presque tout est pointu avec lui.
Malheureusement, Uchiyama a oeuvré sur les trois séries de Dragon Ball. Allez y comprendre quelque chose. Les meilleurs n'ont pas autant oeuvrés que lui en terme de suivi et de durée. Une autre caractéristique de ses dessins, hormis les traits droits, visages déformés et corps pointus, c'est les ombrages sous forme de traits. Ils sont souvent abusifs et/ou mal placés (noir dans une goutte de sueur, traits noirs dans les pupilles d'yeux etc.). On peut le voir sur la screenshot tirée de l'épisode 92 de DBZ par exemple. Il lui arrive aussi d'essayer de rendre les ombrages tramés comme dans le manga, mais le détail s'uniformise mal avec l'anime.
Dragon Ball est la série sur laquelle son trait passe le "mieux" à l'ecran. En effet, le Chara Design étant plus rond, il n'a pas pu abuser de traits droits et pointus. Plus largement, jusqu'à la saga Freeza (où il réalise ses meilleurs épisodes) ses dessins restent supportables. Ensuite, il faudra tenir grâce à la magnifique bande son de Kikuchi Shunsuke et aux voix des Seiyû pour supporter ses épisodes si mal réalisés. Voici la liste des épisodes sur lesquels Uchiyama a sévit en tant que chef animateur :
Fort heureusement il n'a pas oeuvré sur les films en tant que chef animateur. Même s'il lui est arrivé d'intervenir sur quelques scènes sur les films Dragon Ball et dans les premiers films Dragon Ball Z.
Voici des comparatifs plutôt explicites entre les différents traits des principaux dessinateurs de l'anime : Ici à gauche le Gokû Super Saiyajin de l'épisode 95 (Maeda Minoru), et à droite celui de l'épisode suivant, le 96, dessiné par Uchiyama Masayuki. Convaincus?
Les dessins "déchets" interviennent parfois dans l'épisode précédent ou suivant les épisodes super bien réalisés, ce qui est d'autant plus choquant quand on passe d'un épisode à l'autre ou que l'on assiste au résumé de l'épisode précédent (qui est beau) et qu'on ouvre sur un épisode super laid. Encore un exemple, avec l'épisode 120 signé Nakatsuru Katsuyoshi (à gauche), et l'épisode 121 (à droite) signé Ebisawa Yukio (海老沢 幸男).
C'est choquant de voir à quel point le même personnage peut être déssiné différement, et être à ce poin déformé. Le comparatif suivant est tiré de la même scène, dessinée dans l'épisode 120 (à gauche) par Nakatsuru et 121 (à droite) par Ebisawa :
Voici un dernier exemple de personnage déformé par le travail d'Uchiyama; Cell. A gauche, Cell tel qu'il apparaît dans l'épisode 161 de Dragon Ball Z, dessiné par Uchiyama. Et à droite, Cell toujours, tel qu'il est dessiné par Yamamuro Naoyoshi dans le magnifique épisode 162 de DBZ :
Une autre différence notable; c'est le déroulement de l'histoire. Si l'anime était adapté à la vitesse moyenne de lecture du manga, Dragon Ball aurait tourné court... C'est donc pour cela que la série télé intègre systématiquement des plans et passages rallongés voir inédits. C'est une chose qui va de soit dans toute adaptation animé. Et c'est là que le travail de scénariste prend une place importante! Le principal scénariste de Dragon Ball/ Z est Koyama Takao (小山高生). La publication hebdomadaire ainsi que la diffusion de Dragon Ball est aussi à prendre en compte. Il arrive que l'anime, malgré ces efforts pour ralentir de déroulement de l'histoire, rattrape le manga. C'est pour cela que des histoires inédites sont crées le temps d'un épisode, voir parfois de plusieurs épisodes comme ce fut le cas pour la "mini-saga" mettant en scène Garlic junior dans Dragon Ball Z (épisodes 108 à 117). Aux commandes de cette saga inédite on retrouve Sumisawa Katsuyuki (隅沢克之).
Il existe de nombreux épisodes "fillers" en dehors de cette saga inédite. Ce terme anglais désigne les épisodes inédits au manga, spécialements inventés pour combler/allonger la série animée. Voici la liste des épisodes inédits au manga :
A noter que dans certains des épisodes apparaissant dans cette liste, se trouvent tout de même quelques épisodes intégrés dans la continuité d'une époque et/ou entre deux événements se déroulant dans le manga. En d'autres termes, il arrive que des faits relatés dans le manga soient intégrés en plein milieu d'épisodes en grande partie inédits. D'où le terme de "quasi-intégralement crées pour l'anime" que l'on utilisera. Un exemple tout simple, avec la saga Majin Buu où Gokû et Bejîta se retrouvent emprisonnés dans le corps de Buu. Dans l'anime deux épisodes à peu près sont consacrés a des faits inédits au manga. Malgré tout, cela s'intègre parfaitement dans la continuité et on retrouve tout de même dans ces épisodes des scènes du manga. Ils apparaissent malgré tout dans notre listing car la majeure partie de l'épisode est consacrée à ces faits inédits. Outre ces épisodes intégralements ou quasi-intégralements crées pour l'anime, il existe bien sûr de nombreuses scènes et passages rajoutés dans systématiquement tous les épisodes pour avoir un déroulement moins rapide que dans le manga, pour les raisons expliquées plus haut. Il est arrivé à de nombreuses reprises que ce soit Toriyama Akira lui-même qui invente les personnages et/ou histoires spéciales pour ces épisodes. Comme par exemple le fait que Yamcha gagne sa vie en jouant au baseball, le fait que Lunch poursuit Ten Shin Han, les fantômes Saiyajin qu'affrontent les Z Senshi ou encore l'histoire des Tsufurujin raconté par Kaiô à Son Gokû. Toriyama Akira a donc apporté de nombreuses nouveautées et idées pour la production de l'anime. Vous les retrouverez sur cette page. Plus qu'une saga, Dragon Ball GT est une série entièrement indépendante du manga. Suite à l'arrêt du manga Dragon Ball, et le succès pourtant encore intact de l'oeuvre, la Toei Animation décide de créer une suite à l'oeuvre de Toriyama Akira.
Le staff change beaucoup ce qui explique les différences profondes qu'on ressent au delà du fait que cette histoire n'est pas tirée du manga de Toriyama-sensei. Nakatsuru Katsuyoshi, certainement le meilleur illustrateur de Dragon Ball hérite du Character Design (qu'il avait repris dans DBZ), Kikuchi Shunsuke, musicien de grand talent, part à la retraite et se voit remplacé par Tokunaga Akihito (qui signe aussi les musiques du film anniversaire Dragon Ball, Saikyô he no Michi), Kasai Osamu succède à Nishio Daisuke en tant que réalisateur et on ne retrouve pas Koyama Takao aux scénarios. Cela dit, en terme de qualité d'adaptation (graphique/réalisation) et homogénéité Dragon Ball GT semble surpasser Dragon Ball et Dragon Ball Z. La série étant plus courte et plus récente, il n'y a pas d'immense perte de qualité d'un épisode à l'autre malgré les ravages de l'animation d'Uchiyama...Le tout est assez hommogène malgré tout. Il existe de nombreuses différences entre le manga et l'anime. Et ça inclu parfois le déroulement de l'histoire ou encore l'aspect graphique des personnages. Nous relatons ici ces changements. A commencer par les changements d'ordre scénaristiques (excluants les rajouts de l'anime déjà traités plus haut dans les grandes lignes). Par exemple, dans le chapitre 48 (Tome 04) de Dragon Ball, Gokû mis à mal par le Suiken (Technique de l'homme ivre) de Jackie Chun, exécute le Kyôken (Technique du chien enragé) avant de faire le singe et d'exécuter le Saruken (Technique du singe). Dans l'épisode calqué sur ces combats (Dragon Ball épisode 26), Gokû n'exécute pas le Kyôken. On passe du Suiken de Jackie Chun, qui croit ensuite que Gokû est en train de pleurer, au Saruken de Gokû dans la foulée. Cette technique du chien enragé est donc unique au manga.
Autre changement d'ordre scénaristique avec l'épisode 115 de Dragon Ball. Dans celui-ci, Gokû et Yajirobê partent à la recherche de la Chôshinsui (la Super Eau Divine) depuis un vase se situant dans la tour Karin. Confronté à Yami, Gokû boira finalement l'eau, ce qui lui permettra de devenir plus fort. Dans le manga (Chapitre 151 - Tankôbon 13 / Kanzenban 11 ) c'est Karin qui apporte lui-même la Chôshinsui à Gokû. Le changement scénaristique ayant lieu dans l'anime n'est pas absolu, mais nous présente la scène de la Chôshinsui d'une tout autre manière.
La particularité relevée ici, est que pour une fois l'anime présente complètement autrement une scène existante dans le manga. Les rajouts propres à l'anime comme par exemple le fait que Ten Shin Han exécute le Mafûba contre Piccolo Daimaô n'ont rien à voir avec ce genre de changements scénaristique.
Dans le chapitre 209 (Tankôbon 18 / Kanzenban 14), Bulma qui a réparé le scaouter de Raditz le test alors pour voir s'il fonctionne correctement. Elle calcule alors les potentiels de combat de Kame Sennin et Kuririn avant de repérer les forces les plus importantes sur la planète. Elle trouve alors Ten Shin Han, Yamcha et Piccolo. Ce qui l'aidera à les loccaliser plus tard lorsqu'il faudra les prévenir que Kami-sama les attends pour les entraîner.
Dans l'anime (Dragon Ball Z épisode 8 / Dragon Ball Kai épisode 5), Bulma étudie également les potentiels de combat de Kame Sennin et Kuririn, mais pour leur prouver que le scaouter fonctionne, elle le test sur Umi Game (la tortue de mer) et affiche le potentiel de 0,001. Ensuite, Yajirobê vient les interrompre avant que Bulma ne puisse faire une recherche approfondie sur les autres guerriers sur Terre.
Cette modification permettra d'introduire des épisodes filler où Bulma et Kuririn partent à la recherche des autres guerriers Terriens à l'aide du scaouter pour les avertir que Kami-sama souhaite les entraîner durant l'année de répit avant l'arrivée des Saiyajin. Dans certains cas comme celui-ci, enlever des scènes, permet d'en introduire d'autres, beaucoup plus longues. Chapitre 250 (Tankôbon 21 / Kanzenban 17), Gokû rétabli, s'apprête à partir pour la planète Namek. Il explique à Kame Sennin que le père de Bulma a pu construire un vaisseau spatial qui lui permettra d'atteindre la planète en 6 jours. Et celà, grâce à la technologie Saiyajin, car en effet il est parti à la recherche des Pods spatiaux de Raditz et de Gokû. Celui de Raditz ayant été détruit par Gohan, il a heureusement pu utiliser celui qu'il restait, c'est à dire celui qui a ramené Gokû sur Terre alors qu'il n'était encore qu'un bébé.
Dans l'anime (Dragon Ball Z épisode 46), Gokû explique la même chose, mais pourtant le vaisseau de Gokû a été réduit en pièce dans la série. En effet, dans un des rajouts (Dragon Ball Z épisode 18), Piccolo détruit le vaisseau qui projetait une image de la pleine lune dans le ciel et provoquait la transformation de Gohan. Le père de Bulma a donc confectionné un bien beau vaisseau à l'aide de pas grand chose...
Un petit changement scénaristique par rapport au chapitre 255 (Tanbôbon 22 / Kanzenban 18), où Freeza tue Cargo, le petit frère de Dendé avec un Kikôha. Alors que dans l'épisode 48 de Dragon Ball Z (et 22 de Dragon Ball Kai), c'est Dodoria qui tue le petit Namekkuseijin d'un Kikôha avec la bouche. A noter que dans l'anime Dodoria utilise une technique de transposition qui n'apparaît pas dans le manga avant d'attraper Mûri et de l'éliminer. Grâce aux scans et screenshots ci-dessous, vous pourrez également observer que dans l'anime Dodoria possède 5 doigts, contre 3 dans le manga.
Il arrive que quelques rajouts de l'anime créent de petites incohérences, c'est le cas ici. Dans le chapitre 257 (Tankôbon 22 / Kanzenban 18) et dans l'épisode 49 de Dragon Ball Z, Dodoria révèle à Bejîta que ce n'est pas un météor qui a détruit la planète Bejîta mais que c'est Freeza qui l'a anéantie.
Cependant, dans l'épisode 104 de Dragon Ball Z, les souvenirs de Bejîta nous apprennent qu'il était déjà au courant de la réalité et qu'il haïssait déjà Freeza pour ça avant même que Raditz parte pour la Terre. Une originalité de la série DBZ donc, puisque dans le manga, Bejîta est certes le concurrent du tyran Freeza pour la conquête des Dragon Balls, mais il ne lui en veut pas encore d'avoir été son larbin tout en restant dans l'ignorence.
Une autre modification, qui n'a pour but que de nous montrer la cruauté de Freeza (il fallait bien ça, puisque Dodoria lui avait volé la vedette un peu plus tôt) : Dans le chapitre 264 (Tankôbon 22 / Kanzenban 18), Zâbon et Apûru se séparent et partent à la recherche des 2 Dragon Balls manquants à Freeza.
Zâbon demande à Apûru de l'avertir s'il trouve un village, et de ne rien tenter contre les Namekkuseijin, car il ne fait pas le poids contre un puissant villageois. Même chose dans l'épisode 51 de Dragon Ball Z. Seulement, étrangement, c'est un homme de main nommé Ôren, qui dans l'épisode 54 de Dragon Ball Z trouve le village de Tsûno qu'a réduit à néant Bejîta et averti Freeza de ce qu'il s'est produit. Dans le manga c'est bien Apûru qui trouve le village. Mais dans l'anime Ôren trouve un survivant et le tue avant qu'il n'ait pu parler. Ce qui rend fou Freeza qui tue alors Ôren pour avoir agit inconsciemment. Appûru arrive alors, et comme dans le manga cette fois-ci, reçoit l'ordre de contacter les Ginyû Toku Sentai pour qu'ils se préparent à venir sur la planète Namek.
Autre changement important, qui cette fois a eu des conséquences sur la série. Dans le chapitre 263 (Tankôbon 22 / Kanzenban 18) Zâbon révèle à Bejîta qu'il est issu d'une race d'extraterrestres pouvant se transformer pour accroître sa puissance, et que son maître, Freeza est également un extraterrestre polymorphe.
On peut voir sur les planches suivantes, que les deux adversaires intérrompent le combat un court instant afin d'échanger quelques répliques, dont cette révélation importante. Zâbon lance ensuite un Kikôha que Bejîta évite, puis l'attrape par derrière avant de le balancer contre terre, marquant ainsi la fin du combat.
Dans l'anime, et donc plus particulièrement dans l'épisode 53 de Dragon Ball Z, le déroulement est différent, puisqu'à aucun moment les deux adversaires intérrompent le combat. Bejîta ne comprend pas comment il peut perdre puisque son combat sur Terre l'a rendu plus fort, mais Zâbon ne stoppe pas le combat et continue de le rouer de coups avant de lui assener un coup de massue sur la tête qui le fait chuter dans le vide. C'est à ce moment que Zâbon attrape Bejîta et se prépare à terminer le combat.
Ce changement aura des répercutions plus tard, car dans l'épisode 77 de Dragon Ball Z Bejîta demande à Freeza de se transformer. Lorsque Freeza lui demande comment est-il au courant de cette capacité, Bejîta répond que Zâbon le lui a révélé. Dans le manga c'est juste, mais à aucun moment dans l'anime... Encore un changement scénaristique dans l'anime, avec cette fois-ci l'introduction d'autres combattants Namekkuseijin. Dans le manga, et ici dans le chapitre 285 (Tankôbon 24 / Kanzenban 20), on apprend par Saichôrô-sama (le Grand Chef) que Nail est l'unique Namekkuseijin de type combattant sur la planète.
Or dans l'anime (Dragon Ball Z épisode 70), trois combattants Namekkuseijin viennent défier Freeza lorsque ce dernier arrive devant la demeure du Grand Chef.
Freeza s'en débarrasse très facilement à l'aide de son souffle destructeur. On apprend ensuite de la bouche de Saichôrô-sama que Nail est "le meilleur combattant Namekkuseijin" de la planète. Propos différents donc, puisque Nail n'est plus le seul combattant dans l'anime.
Comme on le sait il existe 2 catégories de Namekkuseijin. Ceux de la famille du dragon (Ryûzoku), qui ne sont pas très puissants mais ont quelques habilitées spéciales, comme par exemple le pouvoir d'aider à la confection des Dragon Balls. Et ceux de type combattant. Dans le manga, tous les Namekkuseijin de type combattant sont certainement morts dans le grand cataclysme qu'a connu la planète en 261, en dehors de Nail. L'anime a donc rajouté 3 combattants. A noter que les jeunes Namekkuseijin qui affrontent les hommes de Freeza au village de Mûri ou encore à celui de Tsûno, ne sont pas de type combattants. Ce sont simplement les Ryûzoku potentiellement les plus forts. Piccolo est issu de la famille du dragon (Ryûzoku), comme la plupart des Namekkuseijin. Mais à la différence des autres, il a évolué vers le type combattant. Autre changement, moins remarqué ; Dans le manga, chapitre 317 (Tankôbon 27 / Kanzenban 22), Freeza revient des frontières de la mort après avoir reçu de plein fouet l'énorme Genkidama produit par Son Gokû. Dès son retour, il lance un rayon qui transperce Piccolo, qui s'écroule à terre devant Gokû et ses compagnons.
Dans l'anime (Dragon Ball Z épisode 95 / Dragon Ball Kai épisode 47), c'est quelque peu différent, puisque Freeza lance un rayon qui se dirige vers Gokû, Piccolo saute devant celui-ci pour le protéger tout en criant "Gokû!!" d'un air de dire "Attention!", il reçoit le rayon et s'écroule alors à terre. Le déroulement est donc différent, puisque dans le manga, Freeza vise volontairement Piccolo. Sûrement car il est bien décider à éliminer tous le monde sur le champ. Il en fait d'ailleurs allusion juste après "Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous pardonnez? Je n'en laisserai pas s'échapper un seul". Ce qui explique par ailleurs le fait qu'il s'en prends ensuite à Kuririn, puis tente de tuer Gohan quand celui-ci s'enfuit avec Piccolo sur le dos. Dans l'anime, Piccolo sauve Gokû (le responsable direct de l'humiliation de Freeza) par un acte de bravoure.
Poursuivons maintenant avec les changements d'ordre graphique. Par "changement graphique", nous entendons traiter ici des choix d'adaptation graphique délibérés. En d'autres termes, des changements niveau design des personnages ou autres. Comme par exemple les Namekkuseijin qui n'ont que quatre doigts dans le manga de Toriyama-sensei et qui en ont cinq dans la version anime. Voici une démonstration avec Piccolo Daimaô, version manga et version anime :
Ces êtres ne sont pas des cas isolés, puisque Dodoria (vu plus haut) et Cell rencontrent le même changement. A la différence, que ce n'est pas quatre, mais trois doigts qu'ils ont à l'origine dans le manga!! L'anime leur a donc fait gagner deux doigts comme par magie.
Après les dessins et le déroulement de l'histoire, il y a "l'aspect". Après "l'aspect graphique" traité avec les principaux chefs animateurs et illustrateurs, tournons-nous vers "l'aspect" en tant que vision de l'oeuvre par le public de Dragon Ball. Les planches de Dragon Ball paraissent dans Weekly Shônen Jump un magazine Japonais de prépublication, qui comme son nom l'indique s'adresse surtout à un public de jeunes garçons (Shônen). Les lecteurs seront donc à coup sûr, des fans de mangas s'adressant à un public adolescent. Les lecteurs du manga seront donc au départ les mêmes, qui ont découvert l'oeuvre dans le magazine. Le Public de l'anime quant à lui est plus varié. L'anime étant diffusé généralement en fin de matinée ou d'après-midi, il peut être vu par beaucoup de téléspectateurs différents. Il est donc important de gérer l'image du manga dans son adaptation. Contrairement aux Français qui ont complètement massacrés l'oeuvre en l'adaptant comme un dessin animé pour petits, les Japonais ne pouvaient se permettre de transformer l'oeuvre originale de l'auteur. Les transformations apportées pour "moins choquer" sont donc minimalistes, mais surtout moins flagrantes! Par exemple, il est dans les habitudes des anime, de faire couler moins de sang que dans le manga dans une scène qui en exige par exemple beaucoup, ou bien encore d'a moitié s'autocensurer sur des passages durs ou légèrement osés. A l'époque il n'était pas question de censure au Japon sur les oeuvres diffusés et vérifiés. Puisque ces oeuvres s'autocensuraient généralement d'elles mêmes, dans leurs adaptations télévisées.
Pour des scènes violentes, les sujets de la violence sont généralement montrés qu'un court instant, voir suggérés. Les plans les plus choquants sont amoindris par des effets de couleurs inversés ou modifiés (ce qui s'éloigne le plus du réel choquera moins...). Voici quelques exemples de choix d'adaptation pour édulcorer quelque peu les scènes, plus violentes en version manga qu'en version anime. Par exemple, la mort de Guldo est beaucoup plus violente dans le manga que dans l'anime. Ce qui ne l'a pourtant pas empêchée d'être censurée tout de même dans son passage télé en France par exemple. Dans le chapitre 274 du manga (Tome 23), Guldo se fait décapiter d'un revers de la main par Bejîta. Hors dans l'anime (épisode 63), on voit un rayon bleu trancher la tête de Guldo au second plan, puis Bejîta attérir après coup, au premier plan. La tête s'écroulant ensuite sur le sol...
Dans le chapitre 338 du manga (Tome 29), les androides attaquent et commençent à faire des victimes. N°20 s'en prend à un vieil homme et lui arrache la tête à mains nues. Dans l'épisode 126 de Dragon Ball Z, la scène est beaucoup moins violente, puisque N°20 se contente d'étrangler le vieil homme. Le plan bascule ensuite sur les ombres des deux personnages puis sur le visage d'une femme apeurée qui se met à hurler. Le vieil homme apparaît ensuite par terre sur un plan large, mais sa tête ne semble aucunement séparée du reste de son corps.
Moins important, mais ayant subis un apport ou une modification tout de même : Les couleurs! Le manga est en noir et blanc, et même lorsqu'il arrive à l'auteur de peindre ses planches, elles seront de toute façon publiées en noir et blanc... Généralement l'auteur définit des gammes de couleurs pour ses personnages et pour ses lieux de prédilection qui joueront un rôle important dans son manga. Les illustrations de couvertures ou autres dessins promotionels sont parfois l'occasion de découvrir les "vraies" couleurs de ce que l'on voit traditionnellement en noir et blanc. Voici quelques illustrations de Toriyama-sensei qu'il a peintes à l'encore colorée.
Pour l'anime, le mangaka donne des indications précises quant aux couleurs à utiliser. On retrouve donc généralement les mêmes couleurs que dans le manga. Cependant, il existe des exceptions (toujours là pour confirmer la règle...)! Ces changements/modifications sont rares mais surtout plus ou moins importantes. Ici, les plus marquantes très certainement : Le Dogi de Gokû - Dans Dragon Ball, Gokû porte la plupart du temps son Dogi de Kamesenryû qui est de couleur orange dans le manga (du moins, sur les illustrations couleurs de Toriyama-sensei) et rouge dans l'anime!
Le Dogi jaune orangé que Gokû porte ensuite (école Kame, puis celui de Kaiô) est quant à lui plutôt orange foncé dans l'anime.
Le dernier Dogi de ce style que porte Gokû (période Cyborgs/Majin Buu), subit la même permutation que la première fois, puisque son Dogi (sans symbole) est jaune orangé chez Toriyama et rouge dans l'anime. Là, où le détail devient intéressant, c'est que dans la totalité des Films DBZ on constate un retour aux couleurs du manga. Les Films sont pourtant ce qui s'éloigne le plus du manga, puisque ce sont des histoires que l'on pourrait qualifier de "parallèles", ne replaçant aucunement dans la chronologie de l'histoire avec précision. De plus le scénario des films n'appartient pas à Toriyama, même si la base de l'histoire et les personnages sont crées par lui. Tout d'abord, le Dogi jaune orangé de Gokû, n'a pas été repris dans les Films, certainement afin de ne pas choquer le spectateur trop habitué à la couleur orange de la série télé. Tenue orange donc, dans les deux cas :
Le Dogi rouge quant à lui a bel est bien retrouvé sa couleur orange, tel le manga :
Les comparatifs, ont étés faits entre des vêtements d'une même période, inutile de le précisier. Les films servant aux screenshots sont de même qualité (Dragon Box Japonaises). Il y a aussi, (entre autres) le retour au turban rouge du manga pour Piccolo, qui avait adopté un turban de couleur bleu dans la série TV Dragon Ball Z.
Idem pour Son Gohan (A noter que les poignets sont dépareillés par rapport au turban sur les Illustrations d'époque signées Toriyama) :
Tout ces changements font partie intégrante de l'adaptation du manga à l'anime. Les fans sont les mêmes, mais le public est en règle général différent (car plus varié dans le cas de l'anime). Le seul problème que pose l'adaptation anime réside dans ces bémols. Puisque comme toute adaptation, elle a ses plus et ces moins. Chose que le manga gère beaucoup mieux. Ca n'empêche pas Dragon Ball d'être également un formidable anime, reconnu dans le monde entier. |